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21 févr. 2026

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Édouard Chabas : « Tout est précaire dans le foot »

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Joel Penet

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Édouard Chabas : « Tout est précaire dans le foot »

Coordinateur sportif du FC Villefranche Beaujolais depuis trois ans, Edouard Chabas, qui connaît parfaitement la maison, revient sur l’actualité et les ambitions du club caladois qui pointe à la 11eme place de National et compte trois victoires, un nul et une défaite contre Dijon en 2026… Situé dans le Beaujolais, le FC Villefranche Beaujolais a connu un mercato estival et hivernal particulièrement actifs. Il y a quelques jours, le club a notamment officialisé l’arrivée du talentueux Nassim Sabihi jusqu’en 2027, qui offrira sa polyvalence dans le secteur offensif. Dans le sens des départs, le club caladois a enregistré il y a quelque semaines le départ de Enzo Valentim du côté de la Roche/Yon, candidat à la montée en N1.


L’entraîneur du FCVB, Fabien Pujo, peut aussi compter sur l’apport de jeunes joueurs comme Ethan Kena Kabeya prêté par Clermont Foot 63, qui s’inscrit aussi dans une dynamique de rajeunissement et de renouvellement avec un objectif clair : accroître la concurrence à des postes clés et viser une saison « calme » pour appréhender au mieux la découverte de la Ligue 3 ? 

Edouard Chabas, un rôle central à la coordination sportive


Au cœur de cette stratégie, Edouard Chabas, coordinateur sportif, a un rôle essentiel dans la planification du recrutement, l’analyse des profils et la cohésion entre le staff technique et la direction. Alors qu’il œuvrait (déjà) en matière de mercato au moment de l’accession en N1 en 2017/2018, il travaille aujourd’hui à harmoniser les besoins de l’équipe première, jonglant entre ambitions et contraintes budgétaires.

L’intégration de jeunes pousses au sein de l’escouade semi-professionnelle témoigne d’une démarche globale de développement durable du club, un des plus petits budgets du championnat, qui est tout d’abord de pérenniser le club au troisième échelon du football français, mais aussi à poser les bases d’une progression future. Un environnement que connaît parfaitement son coordinateur sportif, lui qui a aussi été joueur au club dans le passé…

Edouard, comment analyses-tu la dynamique actuelle de l’équipe première ?

La dynamique de l’équipe est forcément un petit peu différente de 2025. Les victoires contre Aubagne dès la reprise et la première à l’extérieur sur le terrain de QRM ont apportées de la confiance même si tout est précaire dans le foot…

Quels ont été les principaux axes de travail mis en place pour répondre aux objectifs fixés en début de saison ?

On savait qu’il y aurait un bouleversement important avec 15 nouveaux joueurs au club arrivant au club cet été. Il faut du temps en termes d’adaptation. On a fait un bilan à la trêve avec la nécessité d’aller plus vite en termes de points pris mais aussi de faire mieux dans le contenu où nous n’étions avec le staff pas forcément satisfaits.


Villefranche est 11eme aujourd’hui au classement en National. Quelles vont être les clés pour rester compétitifs jusqu’au bout ?

On a parlé de mission commando pour obtenir notre maintien et découvrir la Ligue 3 professionnelle. Rien n’a changé, on ne va pas faire très original mais on prend match après match.

Le mercato de cet hiver a-t-il répondu à vos attentes ? Quels profils recherchiez-vous en priorité ?

Le mercato a permis au staff d’avoir plus de concurrence et de variété dans des profils de joueurs offensifs ou défensifs qui arrivent avec une fraîcheur mentale et un état d’esprit qui galvanisent l’effectif déjà présent.

Comment vous orientez vos choix sportifs ?

On est sur un fonctionnement plus atypique par rapport à ce qu’il se fait aujourd’hui en N1, surtout quand je discute avec certains homologues qui ont parfois en plus d’un directeur sportif, un responsable du recrutement ou plusieurs scouts sous leurs ordres. Moi je suis surtout en lien avec Maxime Gonalons, conseiller du Président, ainsi que le coach sur les choix sportifs qui sont bien sûr validés par le Président sur le financier et pas que.

Quelle est la plus grosse difficulté pour construire un effectif ?

La plus grosse difficulté réside dans le fait qu’il faille rebâtir d’une année sur l’autre, surtout pour un club comme nous. On est assez lucide pour comprendre que si des joueurs performent vite chez nous, il sera difficile de les conserver vu les moyens des écuries qui peuvent les solliciter. Et ensuite, forcément, nos priorités en termes de recrutement ne voient peut-être pas le FCVB comme la leur…

 « La convivialité du FCVB n’a pas d’égal »

Justement, en quoi consiste ton rôle de coordinateur sportif au quotidien ?

Je dirais que c’est la mise en œuvre et l’application de la politique du club. Une fois la masse salariale établie, on détermine les besoins en fonction du projet de jeu du coach avec des listes de joueurs par poste qui rentrent dans notre grille salariale et qui collent avec l’état d’esprit du FCVB, un club particulier où les notions de valeurs sont importantes. Toute l’année, j’alimente une base de données de joueurs susceptibles de nous correspondre, principalement issus des Championnats N2 ou N3 et réserves professionnelles. Je suis en lien avec les conseillers des joueurs et une fois les signatures officialisées, je suis là pour les aider car la convivialité du FCVB n’a pas d’égal et c’est naturel pour nous de faire leur maximum pour aider les nouveaux venus.


Comment s’articule ta collaboration avec le staff technique et la direction du club ?

On se voit quotidiennement avec le staff et Maxime, conseiller du président. On a une réunion hebdomadaire avec la commission sportive et le président. En période de mercato, les meetings sont plus rapprochés pour traiter des sujets du moment.

Quelle place accordez-vous à la formation et à l’intégration des jeunes joueurs dans le projet sportif ?

Cinq éléments formés ou post formés au club ont participé à des rencontres de National 1 cette saison. C’est donc positif mais on veut faire plus les années à venir et les résultats de nos équipes de jeunes accentueront ce passage.

Comment anticipez-vous les évolutions du football (analyse de données, préparation physique, recrutement) ?

Je pense que les datas peuvent être un outil pour confirmer une impression visuelle d’observation… et pas l’inverse ! Si elles orientent un suivi de joueurs, on peut passer à côté d’un profil. Les datas peuvent confirmer mais ne doivent pas orienter dans un schéma de recrutement comme le nôtre. 

De plus, un vrai travail sur la mentalité du joueur et ses valeurs est indispensable pour moi. Nous menons une vraie réflexion sur ces aspects pour avant tout fidéliser des joueurs qui ont nos valeurs et ensuite pouvoir réaliser des plus-values comme nous l’avons fait ces dernières saisons avec Benaissa au Portugal, Kouadio à Annecy, Joly à Rodez ou Negouai en Slovénie.

Pour finir, où aimerais-tu voir le club dans 3 à 5 ans ?

C’est plus qu’un souhait, c’est une ambition. On veut installer le FCVB comme un club référent de Ligue 3 qui par la qualité de son travail pourrait un jour, en plus de se maintenir confortablement chaque saison, jouer les troubles fêtes en haut du classement sur une saison ou les « gros » ne seraient pas au rendez-vous de leurs ambitions. Mais avec une grande humilité je le précise !


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