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24 févr. 2026

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Djilalli Bekkar : « Je suis un travailleur dans l’âme »

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Joel Penet

Joel Penet

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Djilalli Bekkar (Dieppe) : « Je suis un compétiteur dans l’âme »

Promu en National 2 après huit ans d’attente, le FC Dieppe a rapidement dissipé les doutes. Solide troisième de la poule C, le club normand s’offre pour le moment une saison bien plus sereine qu’annoncée, sans pour autant masquer ses axes de progression comme le décrypte justement son entraîneur, Djilalli Bekkar, qui sous ses ordres avait déjà fait monter Compiègne en 2021/2022…

Dix-huit matchs disputés, 30 points glanés, 19 buts inscrits pour 19 encaissés, c’est le bilan actuel du FC Dieppe en National 2, huit ans après son retour dans la division : « En tant que promu, le bilan comptable est excellent. On a quasiment assuré le maintien aux deux tiers du championnat et on peut encore espérer jouer les trouble-fêtes si Thionville devait caler ».

Même si l’objectif prioritaire est en passe d’être atteint, Djilalli Bekkar, entraîneur du FC Dieppe depuis 2024, voit le verre à moitié plein : « Au niveau du contenu, c’est mitigé car on fait preuve de beaucoup d’irrégularités dans nos prestations. C’est dommage car on a laissé filer quelques points, mais cela peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Depuis la reprise, on a énormément été impacté par des conditions de travail insuffisantes pour un club comme Dieppe. »


©Clémence Hédin

« Des ajustements permanents »

Pour répondre à l’exigence demandée par le championnat de N2, l’ex-attaquant de Sannois/Saint-Gratien, La Vitréenne, Changé, Compiègne, Le Poiré-sur-Vie, Mantes ou encore Grand Quevilly, se focalise sur l’essentiel : « On a surtout assuré le travail athlétique et mobilisé les joueurs sur l’aspect mental afin qu’ils soient prêts à l’enchaînement des rencontres. » Au cœur de cette dynamique, certains profils en progression tentent de se frayer un chemin malgré les exigences du niveau : « J’ai longtemps travaillé auprès des jeunes sur Paris et je pense avoir la fibre “formateur”. Je suis un compétiteur dans l’âme donc l’assemblage des deux ne me pose pas de problème ».

Forgé d’abord en tant que joueur puis entraîneur dans le monde amateur, Djilalli Bekkar, 44 ans, connaît les rouages : « Le seul hic est qu’à ce niveau, on n’a pas beaucoup de temps pour l’accompagnement. J’échange avec les joueurs et leur donne régulièrement des axes d’amélioration afin qu’ils gardent un fil conducteur dans la saison en dehors du temps de jeu. Je m’appuie beaucoup sur le staff — Manu Paumier, Baptiste Rouault et Laurent Boudet pour les gardiens — afin de faire passer les messages. »


©Clémence Hédin

Symbole d’un collectif assumé, le FC Dieppe a notamment vu Hatim Far (4 buts), Salim Diaby (3 buts) et Yann Athéba (2 buts) venir bonifier les efforts du groupe normand… mais à douze journées du terme, le natif de Sarcelles (Val d’Oise) se veut néanmoins pragmatique : « Je n’ai pas la prétention d’avoir la recette magique » sourit Bekkar quand on lui pose la question de savoir quelles sont les clés pour tenir sur la durée. « Avoir plusieurs options de jeu permettent de durer dans la performance et ne pas être tributaire des individualités. L’enchaînement des matchs cumulé aux nombreux déplacements oblige à être performant à chaque instant. À ce niveau, le nombre de blessures est conséquent et nécessite des ajustements permanents. Des joueurs avec une endurance mentale et des profils variés me permettent d’être adaptable autour de principes de jeu bien définis. »

« J’essaye de dissocier la compétition et l’humain »

L’identité est donc claire pour Djilalli Bekkar, qui avait déjà réalisé une très bonne saison sur le banc du FC Saint Lô (N3) avant de poser ses valises chez le voisin dieppois : « Je suis quelqu’un de conquérant et travailleur dans l’âme. J’essaye d’amener ça » rappelle-t-il avant de poursuivre : « On est une équipe qui court beaucoup et capable de mettre de l’intensité sur la durée du match. On essaye de mettre la pression avec et/ou sans ballon. Ça donne souvent des matchs ouverts et agréables à suivre d’après les retours extérieurs. »


©Clémence Hédin


Malgré ces principes de jeu, les résultats du club peuvent sembler paradoxaux en interne : « À domicile, on est étonnamment moins performants qu’à l’extérieur où on a su enchaîner onze victoires de suite entre la N3 et la N2. On manque souvent de réussite et de maturité dans la gestion des matchs. La gagne. » martèle le coach qui tient par ailleurs un discours limpide : « À ce niveau, ma seule motivation est la victoire. Au plus haut niveau, c’est ce qui permet d’avancer et d’exister. » Sans négliger les relations humaines : « J’essaie de dissocier les deux car à ce niveau, c’est un métier à part entière même si elles ont une part importante pour pouvoir prendre du plaisir tous les jours. Il faut savoir faire la part des choses entre la compétition et l’humain. J’ai souvent eu la chance que les deux se marient bien et j’ai énormément de contacts avec mes anciens joueurs. »

Pour tenter de grignoter son retard sur le leader thionvillois, les « Harengs » vont notamment pouvoir s’appuyer sur la ferveur populaire du stade Jean Dasnias, qui peut accueillir jusqu’à 3000 personnes : « Nos supporters sont incroyables, notamment notre KOP, les “Blues Herings”. Ils nous accompagnent et nous poussent également à l’extérieur. Dernièrement, contre Furiani, ils ont chanté sous la pluie pendant 95 minutes. C’est une grande motivation à ce niveau et toutes les équipes qui nous affrontent nous en parlent ». Enfin, lorsque l’on interroge Djilalli Bekkar sur ce qui l’anime au quotidien, la réponse est évidemment fidèle à son ADN : « J’aime l’entraînement et le travail. Je suis très actif en séance et voir progresser mon équipe entre le début et la fin de saison me motive chaque saison. » À Dieppe, là où vivent un peu moins de 30 000 habitants, le maintien en National 2 semble acquis mais l’exigence ne baisse jamais.


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